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Les vampires

Un vampire est dans le monde occidental un mort-vivant condamné à boire du sang pour survivre. Cependant, l'archétype du monstre buveur de sang existe dans le monde entier et remonte à la plus haute antiquité (voire la préhistoire). Cet article cependant se limitera au monstre occidental.

Même ainsi (et sans prendre en compte les tueurs en séries et autres criminels notoires), il faut distinguer plusieurs vampires :

  • le vampire historique
  • le vampire littéraire (et, par extension, cinématographique)
  • le vampire moderne, qu'il s'agisse d'un comportement culturel ou bien des « vrais vampires » (dans lesquels on peut ou non ranger quelques cas médicaux)

Selon les mythes et légendes, le vampire est le cadavre d'un individu qui, pour diverses raisons variant avec le lieu et la légende, n'a pas vécu, n'est pas mort, et/ou n'a pas été enterré chrétiennement. Ne pouvant trouver le repos éternel, il sort la nuit de son caveau et va sucer le sang des vivants pendant leur sommeil, généralement sa famille, proches, voisins, ou ceux qui lui ont causé du mal mais ce n'est pas toujours le cas (ils peuvent boire du sang animal).
Dans pas mal de versions modernes, quelqu'un peut devenir vampire, soit en étant mordu (parfois seulement mordu profondément) par un autre vampire et en étant ainsi vidé de son sang, soit en étant mordu, vidé de son sang puis ensuite en buvant un peu du sang du vampire qui lui a sucé le sang

Selon les mythes, légendes ou auteurs, le vampire a des forces et des faiblesses différentes.

  • ne supporte pas la lumière du soleil. C'est en fait une invention de Henrik Galeen, le scénariste de Nosferatu le Vampire. Apparition : 1922 [1] Mais il faut remarquer que le vampire a une activité strictement nocturne, même si, traditionnellement (dans les cas d'exhumations de supposés vampires, ou même le roman Dracula), la lumière du soleil ne le détruit pas, on n'a jamais vu un cas de vampire qui, de jour, ressemble à autre chose qu'à un cadavre ordinaire.
  • faculté de se transformer en animal ou en brume. D'autres formes lui sont prêtées parfois surprenantes : grenouille, araignée, parfois même légumes et autres objets inanimés
  • se nourrit de sang. Là encore, dans de nombreuses légendes, le vampire ne se nourrit pas que de sang, mais aussi d'excréments humains et de chair, même de la sienne propre : comme tous les morts vivants, le vampire pratique en effet l'automastication de sa chair et de ses vêtements (cf. La Mastication des morts, un ouvrage du Moyen-âge relatant des linceuls retrouvés mâchonnés)
  • lire dans les pensées
  • ne se reflète pas dans les miroirs
  • ne peut franchir un seuil sans y être invité
  • est immortel, ne peut être tué que par un pieu dans le cœur suivi d'une décapitation et d'une crémation (plusieurs variantes)
  • ne peut franchir l'eau courante
  • un crucifix le repousse
  • l'ail l'indispose
  • l'eau bénite le blesse
  • libido exacerbée, durant laquelle il aime faire couler le sang (hématodipsie).

Le vampire dans l'Histoire

Le Vampire (The Vampyre) de Philip Burne-Jones Bt.
Le Vampire (The Vampyre) de Philip Burne-Jones Bt.

Chronologie

La préhistoire et l’Antiquité ont vu naître les vampires et les premiers hommes en ont laissé des traces diverses. On retrouve les premières traces d'êtres buveurs de sang sur un vase préhistorique, découvert en Perse.

Antiquité

La Bible déjà, par le biais de la nécromancie, fait des allusions aux vampires.

Dans la Grèce antique, les ombres du royaume d'Hadès sont friandes du sang des victimes (cf. Homère, Odyssée, X, 520-540, « Circé »). Les Anciens craignaient l’errance sur Terre s’ils n’étaient pas enterrés par leur famille ou leurs amis car le repos définitif venait de l’incinération, ce qui explique le mythe de Polynice. Selon Aristée, Platon et Démocrite soutenaient que l'âme peut demeurer auprès des morts privés de sépulture. Les âmes malheureuses et errantes se laissent alors attirer par l'odeur du sang. On peut se référer à Porphyre de Tyr (Des sacrifices, ch. II « Du vrai culte »). Les devins se servaient alors de ces âmes pour deviner les secrets et trésors. Ayant connaissance de leur présence, les hommes cherchèrent des moyens pour les apaiser ou les contrer. En Crète, selon Pausanias, on enfonçait dans la tête de certains morts un clou. Ovide aussi parlera des vampires. Théocrite note aussi les empuses (spectres multiformes de la nuit pouvant se muer en monstres innommables ou en créatures de rêve, aussi appelées démons de midi).

Dans l'Empire Romain, on trouve la loi Jus Pontificum selon laquelle les corps ne devaient pas être laissés sans sépulture. De plus, les tombes étaient protégées contre les voleurs et ennemis. Les violations étaient considérées comme sacrilège et punies par la mort. On rencontre Lamia, une goule nécrophage, reine des succubes dévorant les fœtus et effrayant les enfants la nuit (Horace, Art poétique, 340). De Lamia viennent les lamies, plus nécrophages que vampires : lascives, ondoyantes, serpentines, avides de stupre et de mort, aux pieds de cheval et aux yeux de dragon. Elle attiraient les hommes pour les dévorer et peuvent s'apparenter aux succubes. Elles prenaient le surnom plus connu de stryges à cause de leurs cris perçants. On note aussi les striges :démons femelles ailées munies de serres et les omosceles (démons aux pieds d'ânes qui s'attaquaient aux voyageurs égarés).

Moyen-Âge et Renaissance

Au XIIe siècle, les vampires étaient censés être si nombreux en Angleterre qu'ils étaient brûlés pour calmer la passion populaire. Herenberg cite d'ailleurs deux cas en 1337 et 1347 : les présumés coupables de vampirisme furent empalés et brûlés. De même, XIVe siècle, les épidémies de pestes sont l'occasion pour la population (surtout en Europe de l'Est ) d'une véritable frénésie anti-vampire. On voit apparaître au XVIIe siècle, la première grande figure du vampirisme : la comtesse hongroise Erzsébet Báthory. En Moravie, l'évêque d'Olmütz, devant la multiplication des plaintes des villageois de la région, mit sur pied des commissions d'enquêtes. Le premier cas de vampirisme attaché à un nom et étudié un tant soit peu est celui Michael Casparek, en 1718. Son cas fit l'objet d'une enquête officielle, dans son petit village de Liptov en Hongrie. Malheureusement, très peu de données ont pu parvenir jusqu'à nous. Le mot « vampire » apparaît pour la première fois en 1725, lorsqu'un rapport présente l'exhumation du récemment mort Peter Plogojowitz, qui reste encore à ce jour le cas le plus célèbre de vampire historique dans le monde, après celui d' Arnold Paole, soldat et paysan Serbe mort en 1726 et à l'origine de 2 épidémies de "vampirisme" dont la seconde, en Janvier 1731, fit l'objet d'un rapport circonstancié par le médecin militaire Johann Flückinger, généralement connu sous le titre de Visum et Repertum, qui fut abondamment repris, traduit par Dom Calmet, et fit probablement couler encore plus d'encre que le cas Plogojowitz (pour les Serbes, le plus célèbre reste cependant Sava Savanović). Auparavant, on parlait de « vampyr ». Un autre cas de vampirisme est celui de Johannes Cuntius de Silésie [2].

Le vampirisme était pour l'Église catholique (et pour Dom Calmet en particulier) un sujet sérieux et politique (à la manière de la Bête du Gévaudan) : les âmes des morts ont trois alternatives, Paradis, Enfer ou Purgatoire. Or le vampire est un mort qui ne se retrouve dans aucune de ces trois catégories, puisque c'est une âme qui erre sur Terre. Sa simple existence remet donc en cause le dogme catholique et donc la puissance de l'Église.

Vingtième siècle

En 1912, un fermier hongrois affirma qu'un garçon de 14 ans qu'il avait employé et qui était mort récemment lui rendait visite chaque nuit. L'affaire a été signalé par le Daily Telegraph de Londres.

Géographie

On retrouve des vampires historiques dans toute l'Europe du Nord, et notamment :

(source : Collin de Plancy)

Causes rationelles du vampirisme

Plusieurs causes parfaitement rationnelles peuvent expliquer de nombreux cas de supposé vampirisme. Cependant, il semble que même cumulés, elles ne suffisent pas à expliquer la totalité des cas.

Parmi les causes invoquées, citons :

  • La rage:
    • l'hyperesthésie : les malades craignent les lumières trop dures (les vampires, celle du soleil), et les fortes odeurs (les vampires, celle de l'ail)
    • l'hydrophobie : les malades avancés ont d'insoutenables sensations de brulures en cas de contact avec l'eau (les vampires, avec l'eau bénite)
    • les insomnies : les malades souffrent d'insomnie (les vampires ne vivent que la nuit).
  • Catalepsie
  • Enterrement accidentel : voir le cas d’Alexandre Anderson, rapporté par Colin de Plancey [3]
  • La porphyrie. C'est une forme extrême d'anémie, maladie congénitale très rare (1 cas sur 200000), dûe à une anomalie du composant de l'hémoglobine. Elle se traite par l'injection de molécules d'hémoglobine. Elle se manifeste généralement par une urine rouge, une hyperpilosité (hypertrichose) et des malformations dentaires. Cependant, la « maladie du vampirisme », que l'on peut trouver chez certaines personnes en Transylvanie et en Roumanie, ou dont la lignée génétique remonte à des personnes originaires de ces contrées, n'a aucun lien avec la porphyrie.
  • Xeroderma
  • Lupus
  • Terres riches en arsenic. Les eaux arsenicales préservent les corps, ce qui peut expliquer certains cas de cadavres préservés. Les cas les plus célèbres de vampirisme sont signalées en terre orthodoxe, où la non-putréfaction est signe diabolique (au contraire du catholicisme qui la considère comme un signe divin).
  • Tuberculose : la propagation du vampirisme ressemble beaucoup à celle de la tuberculose (en) [4]
  • On dit également que la famille de Dracula était contaminée par une maladie qui nécessitait un apport de sang constant.

La popularité du vampire

On peut expliquer la popularité du mythe du vampire par trois aspirations fondamentales de l'univers occidental depuis l'avènement du matérialisme : la sensualité, l'immortalité et la richesse. Une grande partie des vampires, à quelques exceptions près (exception systématique dans le cas du type Nosferatu) possèdent ces trois qualités auxquelles aspire une majorité des humains actuels.

Mais c'est là l'explication du vampire moderne, cinématographique la plupart du temps, mais qui n'est pas vérifiée dans l'analyse des nombreux ouvrages du XVIIIe siècle ou même dans le célèbre roman de Bram Stoker, Dracula.

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A
Les vampires existe t-il vraiment???
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D
Les Vampires n'existent plus depuis longtemps
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D
Peut ?e a-t-il tout prit sur wikip?a et alors ? Il y a tout de m? de la recherche ! Il existe aussi une histoire impliquant Cain et Lylyth... Mais il y a aussi ce r?o-virus (il s'agit plus d'une l?nde urbaine qu'autre chose, mais bon...) qui, comme tous les r?o-virus comporte des souches d'ARN modifiant ainsi l'ADN de son porteur et se transmettant par la salive. Le sang du porteur n'est plus capable transporter l'oxyg? et de ce afit il doit se nourrir de sang humain afin que son organisme continue ?onctionner. Mais je nes uis m? pas s?ue ce soit vrai ! ^^Bonne continuation !
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V
ta pris tou sa sur le meme site^^
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